http://www.cressier.ch/fr/presentation/patrimoine/
22.01.2018 03:18:53


Histoire des bâtiments



Le château
Le château, mentionné pour la première fois en 1080, repose sur l'emplacement de l'ancienne forteresse des seigneurs de Cressier comme en témoignent les vestiges d'un donjon. L'aspect qu'il présente actuellement lui fut donné vers 1665, lorsque Ferdinand de Diesbach fit transformer l'ancien édifice vieux d'un siècle. Il s’agissait d’un corps de logis du 17ème et d’une aile baroque ajoutée avant 1710. Vers 1780, la maison de maître reçut encore sur l'ouest, une aile plus basse, transformation comparable à celle que connut la résidence de campagne de Balliswil de peu son aînée. Les similitudes ne s'arrêtent pas là, puisque, architecturalement surtout, les ressemblances se remarquent du premier regard.

Comme à Balliswil, nous découvrons à l'intérieur du château des pièces abondamment peintes. La salle du rez-de-chaussée donne à voir des figures allégoriques parmi une suite de colonnes corinthiennes. Le grand salon tire son unité du décor en grisaille exécuté au moyen de peinture à la chaux. C'est tout un jeu d'encadrements, où se mêlent pilastres, couronnes de feuilles et guirlandes, soulignant les contours des panneaux ornés de trophées, de vases, de cornes d'abondance, de bustes et de védutes. Même la cheminée est peinte: elle porte la date de 1691. Quelques années auparavant, le petit salon recevait sa décoration murale dans l'hypothèse que les peintures soient de facture contemporaine au poêle daté de 1665. Au fil des murs, enchâssé dans un univers d'ornements et de créatures fabuleuses, c'est un vaste déploiement d'images, de védutes de parcs et de châteaux aux décors de cour qu'interrompt la représentation d'une bataille navale au-dessous de laquelle on reconnaît, sur la porte, le portrait en pied du couple de Diesbach. Au plafond, les panneaux reflètent le monde hermétique des emblèmes baroques. L'arcature et la frise aux putti qui se déroulent à la base du poêle, plus anciens, remontent au début du siècle.

L’Eglise St Jean l’Evangéliste
Selon les plus anciennes informations sur l’état de l’édifice, une première église subit des dégâts lors de la bataille de Morat (1476). Bien que réparée, les visites pastorales montrent jusqu’en 1642 que le bâtiment est mal en point. En 1797 l’évêque enjoignit qu’elle soit reconstruite. En 1811 estimant qu’elle était devenue trop petite, une nouvelle construction est décidée, mais faute de moyens les travaux doivent être reportés. L’église actuelle est reconstruite entre 1841 et 1844, mais la tour doit encore être réparée en 1851 déjà, puis en 1913 et 1920. Une restauration complète eut encore lieu entre 1971 et 1978.

La chapelle St Urbain
Cette magnifique petite chapelle dédiée à St Urbain s’élève à l’ancienne croisée des chemins. La première mention qui en est faite date de 1464 lorsque un tuileur couvreur reçoit mandat du Conseil de Fribourg de « couvrir la chapelle de Cressier ». Quelques années plus tard elle subit un incendie. Elle est d’abord réparée en 1642, puis refaite en 1697, avant d’être rénovée en 1767. En 1844 on en a modifié la silhouette, mais le clocheton actuel date de 1923.
Lieu présumé du rassemblement des suisses, elle demeure liée au souvenir de la bataille de Morat (22 juin 1476).